Reportage

Escalade

1/15
12/15
3/15
4/15
5/15
6/15
7/15
8/15
9/15
10/15
11/15
12/15
13/15
14/15
15/15

Escalade en Briançonnais Mai 2017

La fiche événement:  Lien

_______________________________________________________________________________________________________________________________________

Première sortie « sérieuse » après l’épisode avorté des Andelys pour cause de temps pluvieux (Tiens? Comme c’est original!...),  Briançon  devait s’annoncer sous les meilleurs auspices. Et pourtant, encore quelques jours avant le départ, l’affluence n’était pas au rendez-vous. Loin de là! Encore une fois, l’annulation menaçait sérieusement. Merci à Elodie qui s’est finalement décidée à participer et sans qui la sortie n’aurait eu lieu....Localisation

Avec 4 participants,  le minimum syndical, 228 ans  d’âge cumulé  et un niveau technique moyen  à vue calculé à 6,425, soit  un parcimonieux 6a+ tout mouillé agrémenté d’un indice de dispersion de ±1,  ce groupe promettait audace, dynamisme et performances de tout premier ordre (les non spécialistes n’auront pas décelé l’once d’ironie qui se dégage de mes propos!...)… Heureusement, l’offre en terrain de jeu grimpistique dans les vallées de la Guisane et de la Durance est pléthorique. Les massifs  du Briançonnais, des Cerces, des Ecrins, du Quéras regorgent de joyaux et proposent une infinité de possibilités pour grimpeurs de tout niveau et de tout style. Couennes, grandes voies, terrain d’aventure, courses d’alpinisme, sur, au choix, calcaire quartzite, schistes, granite, glace, neige, voire même plus surprenant, pouding (Attention, non commestible, celui-là! Certains ont essayé...), basalte et gabros, une diversité qui en dit long sur les possibilités qui s’offrent à nous. Dès lors, nous savions que nous allions y trouver chausson à notre pied, et donc, itinéraire à notre convenance, qui plus est, dans un cadre, c’est peu de le dire, magnifique...

Devant nous, quatre jours et une météo annoncée favorable (Whouaaah, trop sympa la météo!...). On s’orientera  alors naturellement sur un type d’itinéraire qu’il nous est difficile de pratiquer dans le cadre de notre biotope naturel Francillien, les grandes voies. N’oublions cependant pas que nous sommes en montagne. La neige étant en cette saison toujours  bien présente, et l’hiver encore tout proche, il conviendra de ne pas trop s’aventurer en altitude. Ainsi on évitera les grands itinéraires. Nous nous concentrerons alors sur de la grande voie… mais pas trop. Autrement dit sur de la petite grande voie (J’observe Topoune légère moue dubitative chez nos fidèles lecteurs  non spécialistes ). Kecksé donc qu’une petite grande voie??? Hé bien… disons que cet oxymore indique que nous limiterons nos escapades verticales à des itinéraires de 5 à 6 longueurs, de hauteur globale inférieure à 200m. De toute façon, hormis concernant notre super Claude, taillé comme une ogive nucléaire furtive, invisible de profil, 71 printemps tout frais et 7b à vue tout sec, chez qui nous avons  en outre décelé au caryotype  la présence d’allèles extra-terrestres (Cette singularité lui permet de grimper en mode lévitation, partiquement sans l'usage de ses bras ni de ses jambes... Mais est-ce bien réglementaire?), ce séjour met un terme a une intersaison hivernale particulièrement oisive en escalade. A défaut d’entrainement, il est alors raisonnable de ne pas trop miser sur les projets ambitieux… Autrement dit, pour Ranxerox (Tête d’Aval, 18 longueurs, 600m, 7a, désolé pour nos non spécialistes…), même si nous en mourons d'envie, nous  attendrons encore un peu. De toute façon l’itinéraire était encore rongé par la neige (Message à l’attention de qui se reconnaitra, spécialiste, lui!)…

Au programme, de quoi se remettre à flot agréablement et sans trop de stress dans un environnement montagne sauvage grandiose. Voies de plusieurs longueurs à  Mandette (Cerces, vers Galibier), Pilier de Rame (Vallée de la Durance après l’Argentière) et Chemin du Roy (Cerces, vers Loup Taré, qui se dit aussi Lautaret en jargon local). On dérogera le dernier jour pour des couennes à Randouillet aux portes de Briançon, histoire de ne pas  trop trainer pour le retour annoncé très difficile sur la route comme le veut la tradition des beaux Ouikennes prolongés...

Avec d’excellentes conditions climatiques, un terrain d’expression exceptionnel, un cadre remarquable, une formule d’hébergement pratique, confortable et économique, nous garderons un excellent souvenir de ces quatre jours de loisir sportif. Dommage que nous n’ayons été que si peu à en profiter…

_______________________________________________________________________________________________________________________________________

Le séjour en images:  Lien diaporama
Prochain événement: Lien